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Le Patrimoine mondial en région Bourgogne-Franche-Comté

La Bourgogne-Franche-Comté compte pas moins de 8 biens inscrits au Patrimoine mondial de l'UNESCO. Elle est ainsi, avec l'Occitanie, la région qui en compte le plus en France. Une concentration exceptionnelle qui témoigne de la richesse et de la diversité culturelle de la région.

 ClimatscAurelien.Ibanez  GrandeSalineSalinsMTCC Cl.M.Paygnard  vue aérienne DR Saline royale
Les Climats du vignoble de Bourgogne
De la Grande Saline
de Salins-les-Bains...
... à la Saline royale d'Arc-et-Senans
 ND du Haut RonchampcLa.Porterie AONDH  aerienne demilune davidlefrancred  ClairvauxPalafittescCMB CD39
Colline Notre-Dame du Haut à Ronchamp
(au titre de l'Œuvre architecturale de
Le Corbusier)
La Citadelle et l’ensemble des fortifications Vauban de Besançon Sites lacustres de Chalain et Clairvaux
(au titre des Sites Palafittiques préhistoriques autour des Alpes)
FontenaycF.Dupin  Charite sur Loire Vezelay
Abbaye cistercienne de Fontenay Eglise de la Charité sur loire &
Eglise St-Jacques-le-Majeur à Asquins
(au titre des Chemins de Saint Jacques de Compostelle)
Basilique et colline de Vézelay

 

> Pour vous situer : voir la carte du Patrimoine mondial en Bourgogne-Franche-Comté.
> Pour aller plus loin
: dossier de presse "8 biens inscrits au Patrimoine mondial de l'UNESCO en Bourgogne-Franche-Comté".

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    • Aux XXe et XXIe siècles

      Tout au long du XIXe siècle jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, la citadelle sert à plusieurs reprises de camp de prisonniers de guerre. De 1941 à 1944, elle est le lieu d’exécution de 100 résistants arrêtés dans la région de Besançon. Le 7 septembre 1944, en début de soirée, les Américains aidés par les FFI libèrent la citadelle. Le 8 septembre, la ville est libérée. De 1944 à 1948, plusieurs milliers d’Allemands sont enfermés comme prisonniers de guerre dans la citadelle dénommée « Dépôt 85 ».  L’armée occupe ensuite les lieux jusqu’en 1959.

      Acquise en 1959 par la Ville de Besançon sous le mandat du Maire Jean Minjoz, la Citadelle est aujourd’hui un lieu de mémoire, de culture et de tourisme. Ses Musées de France accueillent également les visiteurs du site : le Musée comtois et le Muséum dont les espaces animaliers attirent un très large public (le Musée de la Résistance et de la Déportation est quant à lui fermé du 6 janvier 2020 à 2022 pour complète rénovation).

      Les itinéraires de visite sont déclinés autour des thématiques suivantes : l’histoire, l’architecture, la biodiversité, les arts et traditions populaires en Franche-Comté, la mémoire.

      Premier site touristique de Franche-Comté, la Citadelle se dévoile chaque année à plus de 250 000 personnes.

      Aux XVIIIe et XIXe siècles

      Pendant la Révolution française, l’Empire et la Restauration, de nombreux opposants aux régimes qui se succèdent (généraux royalistes, bonapartistes, comploteurs en tous genres) sont emprisonnés à la citadelle.

      Construite pour protéger la ville contre les attaques ennemies, elle doit faire face au siège des Autrichiens en 1814.

      Au XVIIe siècle

      1667
      Louis XIV réclame la Franche-Comté au titre de l’héritage de son épouse.

      1668
      A l’issue de la première conquête de la Franche-Comté, Vauban décide de renforcer l’enceinte naturelle formée par la boucle du Doubs, qui entoure la vieille ville, par des tours bastionnées et de construire une citadelle sur l’éperon rocheux qui ferme le méandre. Il dessine les plans de la citadelle et commence la construction par le front de secours. En application du traité d’Aix-la-Chapelle (2 mai 1668), les Espagnols réoccupent la province et commencent la réalisation de la citadelle.
      Ci-contre : détail du plan relief de Besançon, le Front royal de la citadelle. Musée du Temps, Besançon.

      1674
      La guerre reprend. Le roi Louis XIV installé au fort de Beauregard commande en personne, Vauban dirige le siège. Besançon résiste durant vingt jours défendue par le prince de Vaudémont. La ville prise, il faut sept jours encore aux troupes royales pour s’emparer de la citadelle. Louis XIV décide alors de faire de Besançon un des bastions de l’est de son royaume et charge Vauban de cette réalisation.
      Ci-contre : Le siège de Besançon commandé par Vauban, Van der Meulen, 1674. Musée du Temps, Besançon.

      1678 - 1683
      Ce dernier juge la citadelle « fort belle, mais elle paraît n’avoir que les os ». Il écrit à Louvois en 1678 : « Faites achever les desseins de la ville et de la citadelle qui ne peuvent être meilleurs et considérerez après Besançon comme une des meilleures places de l’Europe, et sur laquelle le roi peut se reposer plus que sur une autre qui soit dans son royaume ».

      Vauban reprend et complète les travaux engagés par les Espagnols à la citadelle. L’église Saint-Etienne sur la partie basse de la colline est détruite. En 1683, l’ensemble des principaux travaux fixés par Vauban à la citadelle s’achève. La citadelle est composée de trois fronts bastionnés : le Front Saint-Etienne, le Front royal et le Front de secours.

      En construisant la citadelle, pièce maîtresse de l'ensemble fortifié de la ville sur la partie la plus étroite et laplusé levée. Vauban signe une réalisation majeure.

      Ci-dessus : détail du plan relief de Besançon, la citadelle. Musée du Temps, Besançon.

      1677 – 1693

      De 1677 à 1693, selon les projets de Vauban, la quasi-totalité des fortifications de l’enceinte urbaine de la boucle et de Battant sont reconstruites. En 1687, Vauban  invente  un nouveau type de construction architecturale, les tours bastionnées, pour optimiser la défense de la ville contre les hauteurs menaçantes. Il optimise ainsi la défense du cœur ancien de la cité avec l’édification de six tours bastionnées le long du Doubs (tours bastionnées de Chamars, de Rivotte, de Bregille, des Cordeliers, du Marais et de Saint-Pierre), système véritablement novateur. Une seule tour bastionnée n’est pas parvenue jusqu’à nos jours, celle de Saint-Pierre. Sur la rive droite du Doubs, Vauban fait construire le fort Griffon, seconde citadelle faisant face à la première. La superficie de l’ensemble des fortifications de Vauban représente 195 hectares.

      Achevées en 1693, après vingt ans de travaux, les fortifications de l’ensemble de la ville ont coûté si cher au trésor royal que Louis XIV aurait demandé si la citadelle n’avait pas été construite en or !

      Ci-dessus à droite : plan relief de Besançon. Musée du Temps, Besançon.

       

      A la période médiévale et à la Renaissance

      Vue cavalière de Besançon par Pierre d'Argent - 1575. Bibliothèque municipale de Besançon.

      Suite à une succession de troubles précédant les grandes invasions, la cité se replie sur la pente du mont Caelius (actuelle Citadelle), protégé par un mur antique au sommet et par un rempart édifié au pied de la colline.  En 457, la ville de Besançon est conquise par les Burgondes et intégrée aux royaumes de Bourgogne. Au XIe siècle, l’archevêque Hugues Ier de Salins, maître de la cité, alors sous la protection du Saint Empire romain germanique, fait embellir l’église Saint-Etienne commencée par son prédécesseur Gauthier dans la partie basse de la colline dorénavant dénommée Saint-Etienne. Les demeures des chanoines s’élèvent en contrebas. Au XIIIe siècle, Besançon devient ville libre sous la protection de l’Empire germanique.

      En 1519 Charles Quint, roi d’Espagne, devient empereur du Saint Empire germanique. Il est maître de la Franche-Comté et de Besançon. En 1555, Charles Quint donne la Franche-Comté à son fils Philippe II, roi d’Espagne. En 1598, Philippe II fait don de la province à sa fille.


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      la Citadelle
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