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Aux XXe et XXIe siècles

Tout au long du XIXe siècle jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, la citadelle sert à plusieurs reprises de camp de prisonniers de guerre. De 1941 à 1944, elle est le lieu d’exécution de 100 résistants arrêtés dans la région de Besançon. Le 7 septembre 1944, en début de soirée, les Américains aidés par les FFI libèrent la citadelle. Le 8 septembre, la ville est libérée. De 1944 à 1948, plusieurs milliers d’Allemands sont enfermés comme prisonniers de guerre dans la citadelle dénommée « Dépôt 85 ».  L’armée occupe ensuite les lieux jusqu’en 1959.

Acquise en 1959 par la Ville de Besançon sous le mandat du Maire Jean Minjoz, la Citadelle est aujourd’hui un lieu de mémoire, de culture et de tourisme. Trois Musées de France accueillent également les visiteurs du site : le Musée de la Résistance et de la Déportation, le Musée comtois et le Muséum dont les espaces animaliers attirent un très large public.

Les itinéraires de visite sont déclinés autour des thématiques suivantes : l’histoire, l’architecture, la biodiversité, les arts et traditions populaires en Franche-Comté, la mémoire.

Premier site touristique de Franche-Comté, la Citadelle se dévoile chaque année à plus de 250 000 personnes.

Aux XVIIIe et XIXe siècles

Pendant la Révolution française, l’Empire et la Restauration, de nombreux opposants aux régimes qui se succèdent (généraux royalistes, bonapartistes, comploteurs en tous genres) sont emprisonnés à la citadelle.

Construite pour protéger la ville contre les attaques ennemies, elle doit faire face au siège des Autrichiens en 1814.

Au XVIIe siècle

1667
Louis XIV réclame la Franche-Comté au titre de l’héritage de son épouse.

1668
A l’issue de la première conquête de la Franche-Comté, Vauban décide de renforcer l’enceinte naturelle formée par la boucle du Doubs, qui entoure la vieille ville, par des tours bastionnées et de construire une citadelle sur l’éperon rocheux qui ferme le méandre. Il dessine les plans de la citadelle et commence la construction par le front de secours. En application du traité d’Aix-la-Chapelle (2 mai 1668), les Espagnols réoccupent la province et commencent la réalisation de la citadelle.
Ci-contre : détail du plan relief de Besançon, le Front royal de la citadelle. Musée du Temps, Besançon.

1674
La guerre reprend. Le roi Louis XIV installé au fort de Beauregard commande en personne, Vauban dirige le siège. Besançon résiste durant vingt jours défendue par le prince de Vaudémont. La ville prise, il faut sept jours encore aux troupes royales pour s’emparer de la citadelle. Louis XIV décide alors de faire de Besançon un des bastions de l’est de son royaume et charge Vauban de cette réalisation.
Ci-contre : Le siège de Besançon commandé par Vauban, Van der Meulen, 1674. Musée du Temps, Besançon.

1678 - 1683
Ce dernier juge la citadelle « fort belle, mais elle paraît n’avoir que les os ». Il écrit à Louvois en 1678 : « Faites achever les desseins de la ville et de la citadelle qui ne peuvent être meilleurs et considérerez après Besançon comme une des meilleures places de l’Europe, et sur laquelle le roi peut se reposer plus que sur une autre qui soit dans son royaume ».

Vauban reprend et complète les travaux engagés par les Espagnols à la citadelle. L’église Saint-Etienne sur la partie basse de la colline est détruite. En 1683, l’ensemble des principaux travaux fixés par Vauban à la citadelle s’achève. La citadelle est composée de trois fronts bastionnés : le Front Saint-Etienne, le Front royal et le Front de secours.

En construisant la citadelle, pièce maîtresse de l'ensemble fortifié de la ville sur la partie la plus étroite et laplusé levée. Vauban signe une réalisation majeure.

Ci-dessus : détail du plan relief de Besançon, la citadelle. Musée du Temps, Besançon.

1677 – 1693

De 1677 à 1693, selon les projets de Vauban, la quasi-totalité des fortifications de l’enceinte urbaine de la boucle et de Battant sont reconstruites. En 1687, Vauban  invente  un nouveau type de construction architecturale, les tours bastionnées, pour optimiser la défense de la ville contre les hauteurs menaçantes. Il optimise ainsi la défense du cœur ancien de la cité avec l’édification de six tours bastionnées le long du Doubs (tours bastionnées de Chamars, de Rivotte, de Bregille, des Cordeliers, du Marais et de Saint-Pierre), système véritablement novateur. Une seule tour bastionnée n’est pas parvenue jusqu’à nos jours, celle de Saint-Pierre. Sur la rive droite du Doubs, Vauban fait construire le fort Griffon, seconde citadelle faisant face à la première. La superficie de l’ensemble des fortifications de Vauban représente 195 hectares.

Achevées en 1693, après vingt ans de travaux, les fortifications de l’ensemble de la ville ont coûté si cher au trésor royal que Louis XIV aurait demandé si la citadelle n’avait pas été construite en or !

Ci-dessus à droite : plan relief de Besançon. Musée du Temps, Besançon.

 

A la période médiévale et à la Renaissance

Vue cavalière de Besançon par Pierre d'Argent - 1575. Bibliothèque municipale de Besançon.

Suite à une succession de troubles précédant les grandes invasions, la cité se replie sur la pente du mont Caelius (actuelle Citadelle), protégé par un mur antique au sommet et par un rempart édifié au pied de la colline.  En 457, la ville de Besançon est conquise par les Burgondes et intégrée aux royaumes de Bourgogne. Au XIe siècle, l’archevêque Hugues Ier de Salins, maître de la cité, alors sous la protection du Saint Empire romain germanique, fait embellir l’église Saint-Etienne commencée par son prédécesseur Gauthier dans la partie basse de la colline dorénavant dénommée Saint-Etienne. Les demeures des chanoines s’élèvent en contrebas. Au XIIIe siècle, Besançon devient ville libre sous la protection de l’Empire germanique.

En 1519 Charles Quint, roi d’Espagne, devient empereur du Saint Empire germanique. Il est maître de la Franche-Comté et de Besançon. En 1555, Charles Quint donne la Franche-Comté à son fils Philippe II, roi d’Espagne. En 1598, Philippe II fait don de la province à sa fille.

Durant l’Antiquité


 Vue aérienne du méandre du Doubs, cœur historique de Besançon

Besançon s’inscrit dans un site particulièrement remarquable : une boucle formée par un méandre du Doubs, fermée par une colline. Cette place forte naturelle constitue une position stratégique exceptionnelle dont l’importance défensive est remarquée par Jules César, qui l’investit en 58 avant Jésus-Christ et la décrit ainsi dans La Guerre des Gaules, le plus ancien document écrit que l’on connaisse sur le passé de Besançon : « ... Elle possédait en très grande abondance tout ce qui était nécessaire pour faire la guerre ; de plus, sa position naturelle la rendait si forte qu’elle offrait de grandes facilités pour faire durer les hostilités : le Doubs entoure presque la ville entière d’un cercle qu’on dirait tracé au compas ; l’espace que la rivière laisse libre ne mesure pas plus de seize cents pieds, et une montagne élevée le ferme si complètement que la rivière en baigne la base des deux côtés. Un mur qui fait le tour de cette montagne la transforme en citadelle et la joint à la ville. »

 

 

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