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Besançon s'inscrit dans un site particulièrement exceptionnel : une boucle formée par un méandre du Doubs, fermée par une colline.
Cette place forte naturelle constitue une position stratégique exceptionnelle dont l'importance défensive est remarquée par Jules César, lorsqu'il investit la cité en 58 avant Jésus-Christ : " ... le Doubs entoure presque la ville entière d'un cercle qu'on dirait tracé au compas " observe-t-il dans La guerre des Gaules, " …l'espace que la rivière laisse libre ne mesure pas plus de seize cents pieds, et une montagne élevée la ferme si complètement que la rivière en baigne la base des deux côtés. Un mur qui fait le tour de cette montagne la transforme en citadelle et la joint à la ville ".
À l'époque gauloise, l'oppidum (place forte) de Vesontio (Besançon) est alors la principale ville des Séquanes, peuple qui occupe un territoire un peu plus étendu que l'actuelle Franche-Comté.
Les Romains construisent un temple sur la colline. Cette dernière constituait peut-être un sanctuaire. Les vestiges des colonnes du temple subsistèrent jusqu'au XVIIe siècle et figurent dans les armes de la Ville.
De l'époque gallo-romaine à la deuxième moitié du XVIIe siècle, cet anticlinal appelé Mont Coelius puis Mont Saint-Etienne, joue à la fois le rôle d'une fortification quasi-naturelle et d'un sanctuaire.
Bibliographie : textes Marie-Helène Bloch, document Laissez vous conter la citadelle, édité par la Ville de Besançon, service Patrimoine. |