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Son histoire

A l’instar des autres capitales de régions, la municipalité de Besançon engage dès 1906 une action en faveur de la création d’un Musée comtois. Après 1945, le projet est relancé avec le soutien de l’Etat pour prendre place au Palais Granvelle. En 1948 s’ouvre ainsi un musée d’histoire et un musée d’ethnographie à Besançon.

Après l’acquisition de la Citadelle par la ville en 1958, le Musée comtois est réinstallé dans le Front royal de la Citadelle en 1960.
Musée d’ethnographie, il est né de l’exemple du Musée national des arts et traditions populaires créé à Paris en 1937 dans la mouvance du Front Populaire. Mais il est né aussi, et surtout, de l’intérêt d’un prêtre, l’abbé Jean Garneret, pour une culture rurale en pleine mutation. Il est désigné en 1948 par la Direction des Musées de France comme chargé de mission sur le projet scientifique du musée.
Fondateur du Musée comtois, celui-ci, avec le soutien de l’association Folklore comtois, a su réunir des collections recouvrant les divers aspects de la société comtoise ainsi qu’un important fonds documentaire.

Jean Garneret, perpétuel observateur de sa région

Jean Garneret naît le 21 avril 1907 à Clerval (Doubs). Après des études de droit et des cours à l’école des Beaux-Arts de Besançon, il étudie quatre ans au séminaire des Carmes à Paris. Il est ordonné prêtre le 16 juillet 1936, puis nommé curé du village de Lantenne-Vertière (Doubs).

Son amour pour les gens, à l’origine de sa vocation de prêtre, le conduit également à collecter et enregistrer tout ce qui constitue la mémoire populaire comtoise. Il sera ainsi à l’origine de la création de plusieurs musées entre 1943 et 1985 : le Musée paysan à Corcelles (Haute-Saône), le Musée comtois à Besançon, le « Musée-Parc » de Petite-Chaux (Doubs), puis le Musée de plein air des Maisons Comtoises à Nancray.

Parallèlement, l’abbé Garneret poursuit ses enquêtes. Il dessine, photographie, interroge et collecte. Il publie plusieurs ouvrages et crée, en 1947, la revue Barbizier, un almanach qu’il veut « exclusivement comtois». Ce travail de préservation du patrimoine régional est aujourd’hui poursuivi par l’association Folklore comtois dont il est le fondateur.

Jean Garneret décède le 20 février 2002, à l’âge de 95 ans.


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