illustration Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon illustration Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon illustration Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon

logo Musée de France Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon Musée d'Histoire, outil citoyen

Sa visite est déconseillée aux moins de 10 ans.

Prise de vue de Besançon, Pont de Battant, pendant la Seconde Guerre Mondiale
Libération de Besançon, 8 septembre 1944 © Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon

Le musée

Ouvert depuis 1971, le Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon est une référence parmi les musées sur la thématique de la Seconde Guerre mondiale.

Après 15 ans de réflexion et 3 ans de fermeture pour travaux, le musée a rouvert ses portes le 8 septembre 2023. Sa rénovation visait à repenser les espaces d’exposition, rendre le musée accessible à tous et donner un écrin spécifiquement dédié au trésor du musée, la collection d’art en déportation. Il a aujourd’hui vocation à interroger ses différentes missions pour en faire un établissement de connaissance et d’histoire, un lieu intimement connecté à la société et au monde dans lequel il s’inscrit, un « musée d’Histoire, outil citoyen ».

L’exposition permanente

Elle propose, à travers plus de 500 objets et archives, une plongée dans la complexité de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale en France.

L’art en déportation

Espace unique en France, il permet de découvrir une partie des 600 dessins, peintures et statuettes réalisés clandestinement par des déportés dans les camps et les prisons du Reich, une des collections les plus riches d’Europe.

L’espace d’exposition temporaire

Chaque année, le musée propose une nouvelle exposition temporaire dans un espace dédié.

Conférence de Sarah Gensburger - Appartements témoins. La spoliation des locataires juifs à Paris, 1940-1946

Focus sur ...

Conférence de Sarah Gensburger - Appartements témoins. La spoliation des locataires juifs à Paris, 1940-1946

Dans le cadre de son cycle de conférences, le Musée de la Résistance et de la Déportation invite Sarah Gensburger pour sa prochaine conférence.

L’historienne viendra présenter le livre 𝐴𝑝𝑝𝑎𝑟𝑡𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡𝑠 𝑡𝑒́𝑚𝑜𝑖𝑛𝑠. 𝐿𝑎 𝑠𝑝𝑜𝑙𝑖𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒𝑠 𝑙𝑜𝑐𝑎𝑡𝑎𝑖𝑟𝑒𝑠 𝑗𝑢𝑖𝑓𝑠 𝑎̀ 𝑃𝑎𝑟𝑖𝑠, 1940 – 1946 (éditions La Découverte), co-écrit avec Isabelle Backouche et Eric Le Bourhis.
Le 29 mars 1941, le Commissariat général aux questions juives est créé. Il contient les premières mesures de spoliations concernant spécifiquement les Juifs. L’État français peut, légalement, sous prétexte des besoins de l’économie nationale, procéder à la gestion et à la liquidation de leurs biens. Par ailleurs, dès 1940, plusieurs ordonnances allemandes organisent « l’aryanisation » des biens et des entreprises juives.
Ce n’est que le début d’une longue série de lois et de décrets qui vont institutionnaliser une gigantesque opération de prédation. Dépouillés de leurs possessions par l’occupant allemand et le gouvernement de Vichy, des milliers de locataires sont expulsés de leurs appartements parce qu’ils sont identifiés comme Juifs. En effet, la loi du 22 juillet 1941 signée par Pétain enlève aux Juifs la jouissance de leurs biens, professionnels et personnels. À Paris, cet « arsenal de l’exclusion », rend de nombreux logements vacants. Dès lors, des particuliers, incarnant la société parisienne dans toute sa diversité vont se précipiter sur ce juteux marché locatif.
À travers son livre, co-écrit avec Isabelle Backouche et Eric Le Bourhis, Sarah Gensburger nous restitue, à l’échelle des quartiers, des rues et des immeubles, l’histoire de ces expropriations soigneusement organisées

 

Jeudi 15 janvier, à 18h30
Salle Courbet, 6 rue Mégevand, Besançon

 

NOUVEAUTÉ : réservation obligatoire (gratuite) à la billetterie ici : https://vosdemarches.grandbesancon.fr/billetterie/mrdb

Photo Sarah Gensburger ©Julian Tapprich