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L’espace Vauban

Portrait en pied de Vauban, Louis-Eugène Larivière. Musée du génie, Angers.



Une excellente introduction à la visite
qui vous donnera toutes les clés pour comprendre la Citadelle.

Dans le bâtiment des Cadets, quatre salles d’exposition évoquent Vauban et son siècle, celui de Louis XIV, de Versailles, de Molière... Elles retracent les deux conquêtes françaises de la Franche-Comté, la construction de la citadelle et la vie qu’y menaient les Cadets du Roi de 1682 à 1694.

Ce voyage dans le temps se poursuit au sein de l’espace vidéo. "Au cœur d’une citadelle", film en images de synthèse d’une durée de dix minutes, diffusé en continu, retrace les étapes et le rôle de la construction des bâtiments de ce site majeur de Franche-Comté. Sous-titré en français, anglais, allemand.

Ci-contre : Portrait en pied de Vauban, Louis Eugène Larivière, Musée du Génie, Angers.

 



MaquetteTactile toucheecJC.SEXENouveauté 2016 : une maquette tactile de 60 cm3 restitue à l’échelle 1/50ème des éléments architecturaux de la Citadelle (guérite, bastion, parement, etc.) que vous pouvez toucher librement. Grâce à cette approche tactile, il est possible à tous de s’initier au monde de l’art du bâtisseur et à la découverte des divers matériaux de construction utilisés. Apportant une autre façon d’appréhender l’espace avec un mode de représentation en plan et en volume, cette maquette présente également un intérêt certain pour les visiteurs malvoyants et les enfants. Nouvel outil de médiation, la maquette tactile permet de recouvrir plusieurs sujets : les savoir-faire et techniques du XVIIe siècle, les métiers de la construction, la nature et l’origine des matériaux et l’adaptation au terrain imaginée par Vauban. 

La réalisation de cette maquette tactile a été possible grâce à l’aide apportée par le Comité d’experts d’usage accessibilité de la Ville de Besançon et au mécénat de la Caisse d’Epargne de Bourgogne Franche-Comté. 

Un atelier ludique autour de la maquette tactile, intitulé "La Citadelle du bout des doigts" est proposé depuis la rentrée de septembre 2016 aux publics scolaires déficients visuels.

> Pour en savoir plus sur la maquette tactile : communiqué de presse.

 

Biographie de Vauban

Vauban, 53 ans au service du roi Louis XIV

Né en 1633 à Saint-Léger-de-Foucheret (devenu Saint-Léger-Vauban en 1867, département de l'Yonne) dans la petite noblesse bourguignonne, Sébastien Le Prestre de Vauban est le plus célèbre des ingénieurs militaires français.

Ci-contre : blason de Vauban.
Véritable « carte de visite », l’objectif de l’armoirie est de faire connaître en un seul coup d’œil, les titres et le rang de leur détenteur. Celle de Vauban nous informe qu’il est marquis, chevalier de l’ordre du Saint-Esprit et maréchal de France. Les autres éléments ont chacun une signification précise :
-              Le croissant est le symbole de la noblesse, de l’accroissement de la richesse, de l’honneur et de la renommée. Il est montant (tourné vers le chef de l’écu), ce qui est assez classique.
-              Les trèfles signifient un pays abondant en fourrages ; ceux qui en ont dans leurs armes les portent en mémoire de ce qu'ils ont eu soin de camper la cavalerie, dont ils avaient le commandement, proche des lieux commodes pour la nourriture des chevaux.
-              Le chevron est symbole de constance, de fermeté et de protection.
-              La couleur bleue, appelée azur sur les blasons ne se trouve que dans les familles de condition inférieur a celle des barons (bien qu’il existe de multiples cas contraires). Il est le symbole de la douceur, de la justice, de la noblesse et de la beauté.
-              La couleur argent est le symbole de la pureté, de la virginité, de l’humilité et de l’innocence.

La devise de Vauban, « Bellicae virtutis praemium » littéralement « le fruit de la vertu guerrière », est également celle de l’ordre de Saint-Louis crée par Louis XIV en 1693, sous l’impulsion de notre marquis. Cet ordre permet de distinguer les officiers roturiers (il faut être noble pour recevoir les autres titres). Avec cette nouvelle distinction, on ne récompense plus la naissance mais le talent, thème cher à Vauban.

De 1653 à 1703, Vauban participe à quarante-huit sièges au cours desquels il est blessé huit fois. A 22 ans, il reçoit son brevet d’ingénieur « ordinaire » du roi. Nourri de l’expérience du feu, Vauban réfléchit aux procédés de l’attaque des places. Il conçoit et codifie une méthode de sièges des places fortes décomposée en une suite logique de douze phases.

Ingénieur militaire, spécialiste de la poliorcétique (l’art de mener un siège, en attaque comme en défense), Vauban a su réaliser une adaptation parfaite des techniques aux exigences de la stratégie. L’architecture militaire doit protéger un territoire et l’utilisation du site est fondamentale. Vauban le fait d’une façon extraordinaire, réalisant ses places en fonction des conditions de chaque site, s’adaptant aux circonstances, notamment aux particularités du terrain. « L’art de fortifier ne constitue pas dans des règles et des systèmes » disait-il « mais uniquement dans le bon sens et l’expérience ». Il s’est toujours fondé sur la pratique, améliorant des situations concrètes, conservant chaque fois que possible les défenses existantes, utilisant des matériaux locaux afin de garder les caractéristiques du style régional.

De 1678, année où il devient commissaire général des fortifications, à 1706, Vauban contrôle, contresigne et arrête tous les projets de fortifications du royaume. Au service de Louis XIV, il fortifie le royaume en se consacrant aux défenses côtières et terrestres (places du Nord et de l’Est). Son œuvre représente  à l’échelle du territoire national environ 160 sites. Vauban a été le plus grand voyageur de son temps dans son pays, parcourant 2 000 à 4 000 kilomètres par an,  le plus souvent à cheval ou en chaise à porteurs, pour œuvrer à la défense du territoire et contribuer ainsi à la suprématie militaire de Louis XIV. Esprit curieux et universel, il s’est intéressé aux sujets les plus divers. Son Traité des sièges et de l’attaque des places, rédigé en 1704, a été traduit en plus de 15 langues dont le russe et le turc.

Très observateur, il rassemble ses remarques et réflexions en 12 volumes intitulés : « Mes oisivetés ou ramas de plusieurs mémoires sur différents sujets ».
Stratège, économiste, inventeur, philosophe, agronome, penseur politique et « urbaniste », ses réflexions très concrètes portent sur tous les domaines qu’il rencontre sur son chemin : les fortifications bien sûr, l’armée mais aussi les impôts, la navigation, la religion... En matière d’économie, il a recours aux investigations statistiques : recensement de population, calculs de croissance des arbres, dénombrements dont il voit l’utilité pour des prévisions et planifications.
Homme de devoir, honnête, loyal, l’idéal de l’homme de guerre tel qu’il le conçoit est celui d’un homme apte à toutes les tâches. Fidèle serviteur du roi, il étudie également l’organisation de l’État, ce qui l’amène à rédiger « la dîme royale ».

En 1688, il est lieutenant général des armées du roi et en 1703, le premier officier du Génie à recevoir de Louis XIV le bâton de Maréchal de France pour ses services rendus au royaume.

Vauban s’éteint le 30 mars 1707, à Paris, à l’âge de 74 ans. Son corps est enterré dans l’Eglise paroissiale de Bazoches (en Bourgogne), près de son château. Son cœur est transporté le 28 mai 1808 dans l’Eglise des Invalides à Paris.




Vauban en bronze et en fer à la Citadelle…

Lors de la célébration du tricentenaire de la mort de Vauban en 2007, l’association Renaissance du Vieux Besançon, avec la Fondation du Patrimoine, a commandé une statue en hommage au Maréchal Vauban à Pierre DUC, artiste peintre, graveur et sculpteur franc-comtois.

Cette statue a été inaugurée le 30 mars 2007, date anniversaire de la mort de Vauban, dans le parc Saint-Etienne, à l’entrée de la Citadelle.

 

 

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