A- A+

Son histoire


Début de la visite, salle 1.
© David Lefranc
 

Deux devises pour un musée d’histoire

Ne pas témoigner serait trahir
Denise Lorach
(1916-2001)

Ceux qui ne se souviennent pas du
passé sont condamnés à le revivre

George Santayana, écrivain et philosophe
américain (1863-1952)

Le premier Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon voit le jour à la Citadelle le 17 juillet 1971, dans ce qui est aujourd’hui le bâtiment de l’administration. Achevé plus de trois ans après, il est inauguré le 7 septembre 1974. Le succès conduit à envisager son agrandissement et son déménagement dans le bâtiment actuel, celui des Cadets.

Quelle est l’origine du musée ?

En 1964, au Musée des Beaux-arts et d’Archéologie de Besançon, une exposition commémore le 20ème anniversaire de la Libération. Choquée par l’infime place accordée à la Déportation, Denise Lorach s’adresse à Jean Minjoz, maire de Besançon et ancien résistant, qui lui suggère de fonder un musée, à condition que toutes les associations de résistants et déportés s’unissent et s’y associent. Ce qui fût fait. Ainsi naît, en 1968, l’Association des Amis du Musée de la Résistance et de la Déportation. Denise Lorach se consacre alors entièrement à la réalisation du musée.

D’emblée le musée, constitué de collections réunies par l’association et lui appartenant, est conçu comme un musée d’histoire et non pas comme un mémorial d’anciens combattants – avec lesquels les liens demeurent toutefois étroits, d’où sa double devise.

Sur le plan historique, la réalisation du premier musée est assurée par Denise Lorach et François Marcot, né en 1947, étudiant puis agrégé d’histoire et Professeur à l’Université de Franche-Comté.

La conception historique de l’actuel musée a été assurée par François Marcot – Denise Lorach prenant en charge les salles de la Déportation.La scénographie des deux musées est due à Guy Langlois, décorateur à l'Institut National de Recherche et de Documentation Pédagogique. L’actuel musée est inauguré le 8 septembre 1982.

Par la convention du 9 novembre 2001, l’Association des Amis du Musée de la Résistance et de la Déportation cède toutes ses collections à la Ville de Besançon.

Plus de 50 000 personnes visitent le musée chaque année. La richesse des collections présentées et des archives conduit la Direction des Musées de France à l’inscrire parmi les établissements placés sous sa tutelle au sens de la loi n°2002-5 du 4 janvier 2002.

Avant de pénétrer dans le musée

De chaque côté du puits, on peut apercevoir deux monuments symboles de la répression nazie : à droite, les poteaux où furent fusillés cent résistants et à gauche la statue de bronze du « témoin » de Georges Oudot, installée devant le mur d'une citerne portant quelques noms de camps de concentration nazis.


Version accessible
malvoyant

la Citadelle
en videos


S'abonner